Henri Thomas, , de Ghislaine Dunant

Henri Thomas,

octobre 2013
La Revue de Belles-Lettres

La Revue de Belles-Lettres a souhaité consacrer un numéro entier à Henri Thomas, poète et romancier, pour remettre en lumière un écrivain qui affirme dans la deuxième moitié du XXème siècle le rôle essentiel de la poésie. Elle lui a sauvé la vie! dit-il. Elle est "la première certitude d'un langage", c'est elle qui atteste par sa puissance d'évocation que le monde existe, et que le réel nous porte.

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Lectrice de Christa Wolf, de Ghislaine Dunant

Lectrice de Christa Wolf

septembre 2012
LITTERall         Littératures de langue allemande   N°19

« Désormais je ne me sentirais plus liée par quoi que ce soit. »
Il ne faut jamais croire les écrivains. Il faut les lire. Parce qu’il y a toujours quelque chose derrière les mots, après que les mots sont dits, qui dort, caché, ou se tient prêt à exploser. Ecrire, c’est peut-être jouer à cacher et faire apparaître. Et lire, attendre et découvrir. Il y a des îles inconnues dans l’océan d’un livre.

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Nécessité du roman, de Ghislaine Dunant

Nécessité du roman

mars 2012
La Revue de Belles-Lettres

Un roman est un goût pour faire une histoire
et trouver un air
comme l’air que joue le fifre de Hamelin.
Un air qui captive. Comme si on écrivait une histoire cohérente une fois pour toutes,
qui fasse jeter par dessus bord toute autre version de nos vies.
Du moins le temps de la lecture.

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Ce que j'ai appris de Fred Deux, de Ghislaine Dunant

Ce que j'ai appris de Fred Deux

juillet 2009
Les Moments Littéraires N° 22

Depuis plus de vingt ans, l’œuvre de Fred Deux joue un rôle dans ma vie.
Ça a commencé par un geste, un mouvement du bras qu’il avait, ou qu’il aurait eu.

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L'Oiseau, de Ghislaine Dunant

L'Oiseau

juin 2007, nouvelle
Midi n°25

   Les nuages s’amoncelaient mais il y avait encore un peu de ciel bleu. Je me demandai s’il n’allait pas pleuvoir. Je n’avais pas beaucoup de temps pour cette promenade, mais je voulais encore ce soir marcher sur le chemin qui ressemble au lit d’un torrent, descend au milieu de vignes aussi hautes que moi, bifurque avant d’arriver à   la rivière et remonte la colline. C’était magique de marcher entre les rangées de vignes aussi épanouies qu’une forêt tropicale, d’entendre le bruit de la rivière cachée derrière les arbres et de revenir à   flanc de coteaux, sous les vignes, pour arriver loin après la sortie du village. Je débouchais sur la grand-route, je rentrais d’un voyage.

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Comment j'écris, de Ghislaine Dunant

Comment j'écris

juin 2006
Midi n°23


Je découpe tous les jours dans le journal des articles, un entrefilet, un reportage, une phrase.

   Je découpe, je mets de côté, je pose sur une pile qui monte. Sans classement. Un temps j'ai classé, j'ai dû varier, augmenter les titres des dossiers que je faisais, ils n'étaient jamais appropriés parce que le sujet de l'article débordait, "Lieux"   "Géographie" "Histoire" "Animaux" "Biographies". De toute façon ce classement, cette disposition en "sujets" n'avait aucune raison puisque j'ai compris peu à peu que tous ces articles découpés je n'en ferai rien de manière directe.

Il fallait juste que par ce geste d'extraire avec les ciseaux......
   

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Virginia Woolf: Lettres, de Ghislaine Dunant

Virginia Woolf: Lettres

janvier 1983, une présentation et un choix de Lettres
Gallimard, NRF n°360

Virginia Woolf écrivait en général plusieurs lettres par jour, grappillant quelques minutes ici ou là. ET c'est justement cette précipitation-là qu'elle recherche. Ses lettres ne lui semblent "possibles" que parce qu'elle ne se relit jamais.
" Si je réfléchis une minute, je dois les détruire."
   Il lui paraissait impossible d'écrire des lettres sérieuses après quarante ans.

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Virginia Woolf: un credo romanesque, de Ghislaine Dunant

Virginia Woolf: un credo romanesque

mai 1982, Chronique
Gallimard, NRF n°352

Virginia Woolf est méconnue. Quand son nom circule, chacun professe de l'estime. Bien peu seraient à même de l'étayer. L'oeuvre semble souvent enveloppée d'un épais brouillard. Mais des images de Virginia circulent. Elles ne sont pas fausses. Une femme de la "haute société", snob, égoïste et terriblement intellectuelle, drôle, sans indulgence.
Et qui a trempé dans la folie. Son suicide est aujourd'hui un cliché. Sa silhouette s'enfonçant dans l'Ouse un jour de printemps 1941, laissant derrière elle sa canne plantée sur la berge, sert de raccourci   à quarante ans de lutte avec l'écriture.
Un ersatz à l'oeuvre elle-même.

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